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Visite du jardin botanique de Leyde

Hortus Botanicus Leiden
Un jardin organisé de manière méthodique borde le canal Binnenvestgracht, composé d'une série de petits parterres où la flore est exposée selon les dernières avancées scientifiques. Des panneaux informatifs fournissent des explications détaillées sur la botanique.

Un havre de verdure au cœur du centre historique

L’Hortus Botanicus dans le centre historique de Leyde aux Pays-Bas est l’un des plus anciens d’Europe (1590 ; le plus vieux fut créé à Padoue, en Italie, en 1545).
Il a été créé par l’Université de Leyde, l’une des plus anciennes universités des Pays-Bas. À l’origine, il servait de jardin médicinal pour les étudiants en médecine, leur permettant d’étudier les plantes et leurs propriétés curatives. Au fil des siècles, le jardin s’est agrandi et diversifié, devenant un centre de recherche botanique de renommée mondiale.
Les différents espaces, tels que le jardin japonais, la roseraie, le jardin de fougères, le jardin systématique, le jardin de plantes aromatiques chinoises et, depuis 2024, un jardin méditerranéen ainsi que des serres, invitent le visiteur à découvrir la diversité et l’histoire du lieu.

Sur le site du jardin botanique on trouve une carte interactive très bien faite qui permet de trouver chaque plante et obtenir des informations supplémentaires.

Plan du jardin Hortus botanicus Leiden
Le Hortus Botanicus Leyde est ouvert toute l’année, avec des heures d’ouverture modifiées selon les saisons. D’avril à octobre, les visiteurs sont accueillis de 10h à 18h, et en hiver (de novembre à mars), le jardin est ouvert de 10h à 17h.

C’est Charles de l’Écluse, également connu sous le nom de Carolus Clusius, un botaniste et médecin flamand qui a joué un rôle crucial dans la création du Jardin botanique de Leyde.
De l’Écluse a été nommé premier directeur du jardin et a supervisé son développement initial. Sous sa direction, le jardin est devenu un centre important pour l’étude et la culture des plantes, contribuant ainsi à l’avancement de la botanique en Europe.
Charles de l’Écluse a également cultivé des tulipes dans le Jardin botanique de Leyde, ce qui a contribué à la popularisation de cette fleur en Europe et a conduit à la « tulipomanie » au XVIIe siècle.

Le jardin initial de Clusius
Le jardin original de Clusius était petit (quelques dizaines de mètres carrés), mais contenait plus de 1 000 espèces végétales différentes. Une reconstruction du jardin a été ouvert en 2009 à l’emplacement initial.

L’histoire de l’Hortus botanicus est toujours vivante, car on peut encore y admirer aujourd’hui des arbres et des plantes qui y ont peuplé le jardin pendant des siècles. Le tulipier de Virginie (Liriodendron tulipifera), planté à l’entrée de l’Hortus, a été semé en 1716. Le Ginkgo biloba a été planté près des Serres tropicale en 1785. Le Cytise à grappes à l’entrée (Laburnum anagyroides) aurait été planté en 1601 et serait donc l’arbre le plus ancien du jardin botanique de Leyde ; cependant, il date probablement de la première moitié du XVIIIe siècle.

On peut aussi voir la réplique d’une ruche qui était présente dans le jardin botanique vers 1595. En fait, le premier directeur élevait déjà des abeilles dans le jardin botanique.  

Tulipier
Le tulipier (Liriodendron tulipifera), l'un des plus hauts arbres du jardin botanique, pousse rapidement sous le climat néerlandais. Il peut atteindre 10 à 15 mètres en 10 ans.
Ginkgo
Le Ginkgo est un spécimen exceptionnel : cet arbre mâle a été greffé en 1935. Ainsi, certaines branches portent encore des fruits chaque année.
Réplique rucher
L'inscription sur la bordure dit : « Godt Voet Alle Creaturen » (Dieu nourrit toutes les créatures).

Visite guidée

Le visiteur accède au jardin par une voûte située à côté du cloître, qui a été transformé en université en 1581. La cour, avec le jardin de Clusius reconstitué tel qu’il était en 1594 grâce à un plan et une liste de plantes de l’époque, constitue la partie la plus ancienne du jardin botanique. Ce jardin, de style typiquement Renaissance, est divisé en quatre carrés, avec des portes et des haies de hêtres qui mettent en valeur son caractère unique.

Entrée du jardin botanique de Leyde
Entrée du jardin botanique de Leyde
Le jardin original a pu être reconstruit grâce à un plan et une liste de plantes de l’époque.

La serre de l’entrée, le jardin d’hiver, a été construite en 1999. Le bâtiment de 13 mètres d’hauteur, a été spécialement conçu pour abriter une collection de plantes succulentes et de cactus provenant des régions arides du monde entier. On peut également y trouver une collection incroyablement rare de plantes carnivores !

Dans le jardin d’hiver, vous découvrirez également des groupes de plantes au parcours évolutif inhabituel. Ce sont de véritables fossiles vivants comme les araucarias, les cycas, les ginkgos et les fougères.

Succulents
Plantes carnivores
Ginkgo fossil
Ce fossile d'empreinte d'une feuille de Ginkgo cranei découvert dans le Dakota du Nord, aux États-Unis, est vieux de 40 millions d'années.

En longeant l’orangerie construite en 1744 – 1745 on arrive devant les serres. Dans la première moitié du XIXe siècle, une série de petites serres ont été construites ici. La maison des orchidées a été construite en 1861, la nouvelle serre Victoria a suivi en 1871 ; une maison des fougères arborescentes a suivi en 1877, puis en 1878 une maison des palmiers a été construite. Toutes ces serres individuelles ont été remplacées plus tard par un seul complexe de serres tropicales, achevé en 1938.

Dans les serres ont trouve principalement des espèces asiatiques pour une raison historique : L’Hortus Botanicus de Leyde a depuis toujours un lien avec le jardin botanique de Bogore, Indonésie.

Saviez-vous : Les fleurs de jade (Strongylodon macrobotrys) sont pollinisées dans leur habitat naturel par les chauves-souris, qui se suspendent la tête en bas aux grappes pour boire le nectar. Leur couleur bleue particulière les rend très visibles au clair de lune.

Le nénuphar géant (Victoria amazonica) fleurit mieux dans une piscine chauffée. Cultivé à partir de graines chaque année, il est donc la plus grande plante annuelle de la collection.

En sortant des serres on passe devant la roseraie et le jardin des bulbes et on arrive au jardin japonais. Il fut à l’occasion des 400 ans d’existence du jardin Hortus Botanicus en 1990 d’après le concept de l’architecte paysagiste japonais Nakamura, en hommage à Philipp Franz von Siebold (1796-1866). Von Siebold étudia la flore, la faune et la vie quotidienne du Japon. Grâce à lui, de nombreuses plantes vivantes trouvèrent leur place au jardin botanique de Leyde.
Le jardin reflète le désir de Von Siebold de rapprocher l’Orient et l’Occident. L’espace abrite un des deux grands ormes japonais, âgés de plus de 170 ans. Ils ont été introduits aux Pays-Bas par Von Siebold en 1830 et sont les plus anciens en dehors du Japon.

Jardin des bulbes
Dès ses débuts dans l'Hortus, la tulipe est devenue un produit de pépinière important, donnant son nom aux célèbres Champs de bulbes de Hollande.
Jardin japonais
Ce jardin a été créé en l'honneur du 400e anniversaire de l'Hortus en 1990
Jardin japonais bis
Dans le jardin japonais poussent plus de cent espèces différentes de plantes de jardin et de plantes sauvages, comme l’érable, l’hosta et les hortensias.
Zelkova serrata en arrière plan
Von Siebold a nommé l'espèce Ulmus keyaki ; Zelkova serrata est désormais le nom scientifique. Ce sont des arbres majestueux, pouvant atteindre 30 mètres de haut, avec une belle couleur d'automne brun rouille.
Jardin de rocaille japonais traditionnel
Dans le jardin de rocaille japonais (karenansui) le gravier représente l'eau. Le gravier est régulièrement ratissé pour former des cercles, des ondulations et des motifs. Comme dans tous les jardins de rocaille japonais, il est interdit de marcher sur le gravier.

La visite continue dans le jardin chinois. Ila été créé en 2015 pour marquer le 425e anniversaire de l’Hortus botanicus. Les parterres de fleurs de la partie centrale abritent principalement quelques-unes des plantes utilisées dans la médecine traditionnelle chinoise.

Le jardin de fougères abrite une collection de diverses plantes en provenance d’Europe, d’Amérique du nord et d’Asie. Il a été inauguré le 3 septembre 1993. Mais avant cela, l’Hortus possédait déjà diverses espèces de fougères dans sa collection. Au XIXe siècle, les fougères ont connu un succès croissant, notamment en Angleterre. On les déterrait dans la nature pour les vendre comme plantes ornementales. Le Jardin de Fougères possède même un spécimen de Polystichum setiferum, vendu 500 livres à l’époque, soit le prix d’une luxueuse villa en plein cœur de Londres !

Jardin de fougères 1
Jardin de fougères 5
Jardin de fougères 2
Jardin de fougères 3

La partie ouest du jardin botanique, autour de l’Observatoire, est la plus récente. Cette zone qui avait été confisquée en 1858, a été restituée à l’Hortus en 2011. Le site abrite six biotopes de plantes asiatiques, ainsi que plusieurs biotopes néerlandais : forêt, marais, dunes, et la flore calaminaire, exclusive au sud de la province de Limbourg aux Pays-Bas. La section la plus récente, inaugurée en 2024, est le jardin méditerranéen.

Champs de lavandes devant maison en brique
Le jardin méditerranéen est exposé sud
Plantes méditerranéennes
Des plantes rustiques parfumées qui nécessitent peu d'eau
Lavandula stoechas
L'objectif est de ne plus avoir à arroser à terme
Jardin méditerranéen
Une partie est une collection scientifique de cistes

Pour retourner vers l’entrée on passe devant le jardin systématique (voir photo principale). Il a été créé sous cette forme en 2005, en s’appuyant sur les connaissances scientifiques les plus récentes en systématique végétale. Les scientifiques acquièrent constamment de nouvelles connaissances sur les relations entre les espèces végétales. C’est pourquoi la plantation des 32 massifs a été adapté en 2017. En parcourant les massifs rectangulaires, on découvre l’évolution des plantes.

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